Le Franc Lyonnais

franclyonnaisLe Franc-Lyonnais couvrait les territoires de Cuire, La Croix-Rousse, un tiers de Caluire, les trois Fontaines (Fontaines-sur-Saône, Fontaine-saint-Martin et Cailloux-sur-Fontaines), Rochetaillée, Fleurieu, Neuville (en majeure partie, alors dénommée Vimy), Rancé, Genay, Bermod (quelques maisons dépandant de Massieux), le quart de Civrieux, quelques maisons de Saint Jean de Thurigneux, Saint-Didier, Saint-Bernanrd et Riottier (ces trois derniers situés au delà de la rivière Formans et sans contact avec les autres). Le secteur en sa totalité avait deux lieues et demi de large sur environ une lieue de large.

Il semble que ce soient les multiples acquisitions avec droits et franchises de l'Église de Lyon ainsi que des abbayes de Cluny, de l'Île Barbe et d'Ainay sur cette partie de la rive gauche de la Saône qui ont créé les conditions d'autonomie de cette entité particulière vis-à-vis de ses divers suzerains, ce qui en fit une véritable zone franche aux abords de Lyon.

carteFLQuand cette ville entra, en 1307 dans le royaume de France, Philippe le Bel reconnut ses privilèges et il en fut de même pour tous ses successeurs, bien que le territoire demeurât encore pour longtemps hors de l'obédiance du royaume. En effet, il n'appartint définitivement à celui-ci qu'après deux siècles de luttes sournoises et d'escarmouches au cours desquelles il finit par être acquis parcelle par parcelle.

On estime qu'il fut entièrement annexé à la France en 1514 et que c'est à partir de cette date qu'apparaît la dénomination Franc-Lyonnais, expression qui souligne parfaitement l'autonomie accordée à ce secteur, et dont l'essentiel était l'exemption de la taille, de la gabelle, et du logement des gens de guerre.

La dernière confirmation de ces privilèges fut donnée paar le Régent en 1716 et une carte d'implantation du Franc-Lyonnais dressée à cette date.

borneFLEn 1737, de graves contestations sélevèrent entre les habitants de Neuville, Fleurieu, Rochetaillée et Fontaines d'une part, et ceux de Montany en Bresse d'autre part au sujet de leurs limites territoriales. Une commission fut désignée en 1746, qui fixa ces limites par l'errection de bornes portant sur une face Franc-Lionnois et sur l'autre Bresse. On les désigna sous le nom de grandes bornes. En pierre de taille grise, elles avaient six pieds en terre et six pieds hors de terre. Elles étaient au nombre de neuf. On peut encore en voir une devant l'église de Montanay. Quant au terme Grandes Bornes, on le retrouve à Cailloux où il désigne un lieu-dit traversé par le T.G.V.

En 1789, le Franc-Lyonnais essaya de faire reconnaître dans des cahiers de doléances sa spécificité, mais Necker qui craignait de voir augmenter à l'excès le nombre des députés n'en tint aucun compte et le Franc-Lyonnais disparut dans la tourmente révolutionnaire.

 
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